jeudi 20 octobre 2011

Le plaisir de vivre


Je souhaite à travers ce blog faire profiter à d’autres les lectures qui me semblent intéressantes. C’est dans ce cadre que je vous encourage à découvrir le livre Le plaisir de vivre d’Anne Ancelin Schützenberger aux éditions Payot si comme moi, vous êtes intéressé par l’interaction corps/esprit et par une prise en charge globale de l’être. C’est un livre plein d’espoir, car elle nous livre les ingrédients pour une vie plus simple et plus sereine avec un corps en bonne santé.

Le plaisir de vivre est un livre qui m’a parlé car, comme Anne Ancelin Schützenberger, je pense qu’il est important, voir primordial (elle dit vital), de s’occuper de soi, de prendre du temps  pour soi, de se faire plaisir et ainsi être dans le vivre et pas seulement dans le survivre. Je profite de cet ouvrage pour  transmettre la nécessité pour chacun de prendre en compte l’impact dans notre corps, d’une overdose de stress et de la souffrance vécue. De nombreuses maladies sont en effet provoquées par le stress, ou des situations traumatiques non-résolues, des émotions tues et imprimées dans le corps.

« Comprendre par quels liens, par quels circuits, les émotions et fractures de l’âme peuvent se transmettre au corps entier et influence même le « système nerveux autonome », que l’on croyait, à tord, à l’abri des remous affectifs. De nombreux chercheurs ont montré les liens entre la maladie et des émotions négatives, comme le deuil. »

Garder une bonne santé physique, passe par s’occuper et prendre soin de son moi-intérieur.

Anne Ancelin Shützenberger a longtemps travaillé
auprès de personnes souffrant de maladies graves et en particulier de cancer. Son intérêt était de comprendre les raisons de guérisons étonnantes de personnes atteintes d’un cancer en phase terminale alors que les médecins leur annonçaient une espérance de vie de quelques mois. Des études ont modélisé le profil de ces personnes qui « savent mettre des limites nettes et fermes face aux demandes de leur entourage », qui prennent mieux et plus facilement du recul par rapport à des situations de vie difficiles et qui « croient en quelque chose et (…) en elles-mêmes ». Elles ont confiance en elles et en la vie. Elles ont de l’espoir, leur vie a du sens et elles savent se faire plaisir.


La notion de sérendipité

L’espoir en la vie, c’est croire en elle, savoir au plus profond de soi qu’elle peut nous apporter, comme par miracle, par la « chance d’un hasard heureux », des solutions, des pistes, provoquer des rencontres étonnantes qui nous aiderons etc… La sérendipité c’est tout cela. Elle se situe « entre le hasard et la nécessité », « entre l’espérance et l’action ». C’est écouter son flair, suivre son instinct, saisir les occasions qui se présentent et passer à l’action sans réfléchir. C’est suivre ses intuitions, être à l’écoute de ses sentiments et du monde qui nous entoure. Anne Ancelin écrit qu’elle aime croire au Père Noël et illustre cette notion de sérendipité par des exemples vécus probants. Ainsi, elle s’est trouvée « au bon endroit, au bon moment », a « trouvé des choses sans les avoir cherchées », a su « flairer le danger »… Pour elle, la sérendipité est une notion importante qui permet d’avoir foi en la vie et nous aide dans de nombreuses situations. « Cette ouverture d’esprit qui s’apprend et s’entretient peut renverser les situations et vous sauver la vie ». C’est avoir « la conviction que le monde est amical et accueillant et vous offrira des solutions et des réponses dont vous avez besoin au moment où vous en avez besoin.»


Le plaisir

Le plaisir pour Anne Ancelin Shützenberger est un des ingrédients essentiels à la guérison, et donc un moyen de prévention à une bonne santé.

Sa prescription, 4 plaisirs par jour.

Le plaisir est l’élément favorisant la détente et les émotions positives qui augmentent le bon fonctionnement du système immunitaire.
« A l’annonce d’une maladie gravissime ou mortelle, c’est comme si le temps s’était arrêté pour ces malades, dans un monde sans horizon (…). On pourrait dire un temps mort, voire un temps en attendant la mort. (…)Il arrive que ce temps prenne de l’épaisseur et valeur, la valeur de l’ici et maintenant et de l’instant présent, une valeur inestimable. (…) Le malade apprend à vivre le plaisir de l’instant présent (…). Le temps qui restait à vivre devient un temps à vivre pleinement ». C’est dans ces cas de figures que des « guérisons miraculeuses » ou des « rémissions spontanées » se produisent.

Porter son attention sur le moment présent, vivre des plaisirs, des émotions positives,  rire, avoir de l’espoir, aller de l’avant et avoir une meilleure connaissance de soi, sont les éléments indispensables à une bonne santé.


Analyse transgénérationnelle et loyautés familiales
« Si tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens… »

Spécialiste de l’analyse transgénérationnelle et forte de son expérience personnelle (elle a 92ans) et professionnelle, elle explique dans son livre son attitude dans la vie et ses déductions d’une vie de pratique de la psychanalyse.

« On ne chante bien que dans les branches de son arbre généalogique » René Char.

La nécessité de vivre pour soi et de dénouer « les loyautés familiales invisibles », les traumatismes subits dans la petite enfance ou les traumatismes familiaux hérités « qu’on se passe de génération en génération sans même le savoir consciemment ». Se débarrasser de ses loyautés familiales et vivre pour soi en apprenant « le devoir sacré d’ingratitude ».
Prendre conscience des liens familiaux, les comprendre, visualiser son arbre généalogique permet de connaître la place que l’on souhaite prendre dans la famille et de donner du sens à la vie. S’autoriser à vivre sa vie comme nous l’envisageons, c’est aussi savoir l’imposer.  
« Il y a des limites aux droits d’autrui sur soi, une limite entre soi et autrui. »
« S’autoriser à se faire plaisir, devenir soi, « s’éclater » dans la joie et le bonheur, est une nourriture du corps et de l’âme. »

Vivre pleinement sa vie, prendre son temps, du temps pour soi, s’autoriser à, s’accepter, poser ses limites, choisir sa vie et ainsi ne plus faire partie des personnes qui « n’osent pas prendre de place, respirent à peine et s’assoient dans la vie comme sur un strapontin. »


Comment suivre un chemin, son chemin si nous ne savons pas où l’on va ?
Comment passer des épreuves de vie, si nous n’avons pas conscience de notre force intérieure, si nous n’avons pas confiance en nous ?
Comment arriver à vivre pleinement sa vie, si elle n’est le reflet que de difficultés et d’embûches sans y prendre du plaisir et avoir foi en elle et aux belles choses qu’elles nous réserve ?

Chacune de ces questions primordiales reviennent dans mes accompagnements. Et c’est pour moi un véritable plaisir de voir mes clients s’épanouir au fil des séances en découvrant, imaginant et mettant en action leurs propres réponses.
Ce livre me conforte dans ma pratique de travailler avec des disciplines complémentaires (tels que des psychologues ou des ostéopathes…) pour une meilleure réponse aux besoins des personnes que j’accompagne.


« Vivez, si vous m’en croyez, n’attendez pas demain :
Cueillez dès aujourd’hui  les roses de la vie.» Ronsard